Rodéos: des morts, des blessés, des nuisances qui chauffent les esprits, une apparente impunité qui énerve, un cocktail explosif

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Rodéos sauvages, quads, wheeling

Il serait bon que les élus du Nord et du Pas-de-Calais interpellent ensemble le préfet sur les nuisances causés par les rodéos. Dans certaines villes comme Roubaix, les policiers municipaux ont beaucoup de peine à intervenir car interpeller un adepte des rodéos revient à générer un attroupement qui va dégénérer. A Halluin (59) une association s’est même créée contre les rodéos sauvages. 

Une apparente impunité car des motos et des quads sont réellement saisis mais certains qui ont été repérés et signalés continuent de sévir. Forcément de rapides conclusions font croire qu’il y a une impunité. Les autorités devraient certainement mieux communiquer sur les saisies de véhicules pour ne pas laisser croire qu’il y a une impunité. Une sanction financière immédiate de 500€, la destruction du véhicule feront réfléchir.

La solution doit être collective selon les articles. « La police ne peut pas tout, toute seule »

Indre, Eure-et-Loir, Essonne, Hauts-de-Seine, quelques articles qui font avancer la réflexion.

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Indre. Conseil départemental : Les rodéos sauvages font du bruit à l’assemblée

Nouvelle République 20/06/2017 Jacky Courtin
Deux conseillers départementaux ont interpellé le préfet, hier matin, sur les nuisances constatées dans le quartier Saint-Jean à Châteauroux et à Reuilly.
L’exercice est rituel. Hier matin, le préfet de l’Indre, Seymour Morsy, a présenté le rapport d’activité des services de l’État, en préambule de la séance plénière. L’occasion pour lui de rappeler « la mobilisation des forces de sécurité dans la lutte antiterroriste » et les chiffres de la sécurité routière : « 18 personnes tuées en 2016 contre 13 en 2013, c’est un échec mais le nombre d’accidents et de blessés est au plus bas depuis 2013 ».
Jean-Yves Hugon, conseiller départemental de Châteauroux 2, a aussitôt exprimé les inquiétudes des élus castelroussins : « Nous sommes attachés au quartier Saint-Jean, comme notre collègue conseillère, Imane JbaraSouni, qui a grandi et vit dans ce quartier, mais nous sommes confrontés à des rodéos de véhicules réguliers. Les nuisances sonores sont insupportables et l’ambiance devient électrique », lance l’élu.

«  J’ai rencontré des gens qui pleuraient  »
Pour Jean-Yves Hugon, ces incivilités sont récurrentes. Devant une assemblée un peu surprise, l’élu livre les marques et les immatriculations des véhicules et poursuit : « Nous savons que les actions de la police sont difficiles mais ce qui révolte les habitants, c’est que ces gens peuvent agir en toute impunité. La question, Monsieur le Préfet : quelle réponse et pouvez-vous envisager un renforcement des effectifs ». 
Après les rodéos des villes, Nadine Bellurot, conseillère du canton de Levroux et maire de Reuilly, évoque les rodéos des champs et autres situations sur sa commune. « Ces gens, on les connaît et les gendarmes sont bien là, lance-t-elle. Mais la population est dans un état d’énervement et dimanche, j’ai rencontré des gens qui pleuraient. »
Le préfet tempère les propos accusatoires : « La sécurité est une réalité partagée et la saison des rodéos dépasse notre département, d’ailleurs, on n’a jamais autant saisi de quads et de deux-roues. Je peux annoncer que des renforts seront affectés cet été sur Éguzon ».
Le représentant de l’État appelle à la réserve et à la prudence : « Je me méfie des «  On sait qui sait, la justice, elle ne les connaît pas  ». Je ne cherche pas à noyer le poisson mais il faut repérer les personnes, les filières. Il faut échanger au plus tôt et au plus près ». Ce qui devrait être fait ce mardi dans le quartier Saint-Jean : « Une réunion est prévue avec les habitants ».


La préfète d’Eure-et-Loir veut en finir avec les rodéos à Dreux

L’Echo Républicain 20/06/2017
Sophie Brocas reprend le dossier des rodéos, légué par ses prédécesseurs. Des premières actions de prévention sont annoncées pour cet été.
Trois morts en moins d’un mois dans les cités populaires de Dreux. Trois morts sur fond de rodéo avec des motos ou des engins tout terrain (voir nos éditions précédentes). Une série noire qui ravive le souvenir de tous ces jeunes, déjà tombés au champ des conduites à risques.
La préfète d’Eure-et-Loir, Sophie Brocas, reprend le dossier que lui ont laissé en héritage ses prédécesseurs. À leur image, elle veut trouver « un juste équilibre entre prévention et répression ».
Le volet prévention n’est pas une nouveauté dans le paysage drouais. Mais les projets nés de la mort de Malik et Iliès, dans le quartier des Bâtes, en août 2015, sont au point mort.

L’importance du rôle des femmes
L’idée de créer une association avec des femmes, pour encadrer les amateurs de motos, créer un circuit sécurisé, avec du matériel homologué, n’est pas définitivement enterrée. Wassim Kamel, sous-préfet de l’arrondissement de Dreux, n’écarte pas l’idée : « Il est indispensable de s’appuyer sur l’influence des mères et des sœurs, toujours pacifiantes. Mais, j’attends, depuis plus d’un an, le dépôt des statuts de cette association en gestation. J’attends et je ne vois rien venir. Mais, je suis patient. »
La patience ne signifie pas l’inaction et Kamel Wassim annonce un premier événement à Dreux, mercredi le 5 juillet : « Nous organisons une manifestation de prévention orientée sur la pratique des deux-roues, avec une cinquantaine d’intervenants. Elle aura lieu toute la journée, dans le quartier des Rochelles. »
Les associations impliquées dans la vie des quartiers, comme Femmes d’ici et d’ailleurs, sont chargées de travailler avec les habitants sur une signalétique susceptible de décourager toute velléité de rodéo dans les espaces publics des cités.
Tout l’été, entre deux et quatre éducateurs de la prévention seront présents dans les rues de la zone de sécurité prioritaire.
Et de façon plus pérenne, un référent départemental, spécialiste des deux-roues, est en passe d’être nommé : « Il sera à la disposition des collectivités, des associations qui veulent faire de la sensibilisation aux risques routiers. »

Sophie Brocas ne peut pas encore dire quel sera le profil exact de ce référent : « Quelqu’un d’intéressé par ces questions. Peut être un fonctionnaire, un retraité, quelqu’un du milieu associatif. »
Des actions qui donneront peut-être le goût aux mères des cités de se mobiliser à nouveau. À l’image des imams qui ont émaillé leurs prêches du mois de ramadan sur les dérives des conduites à risques chez les jeunes.
« Il faut occuper le terrain, faire un travail de fond »
L’aspect préventif ne peut être dissocié d’un volet répressif. Les deux vont de pair comme l’indiquait Gérard Morena, le directeur de la sûreté urbaine, après le dernier rodéo mortel à Dreux, fatal à un adolescent de 15 ans et demi. C’est d’ailleurs à lui que Sophie Brocas confie l’exposé sur le volet policier des actions mises en place pour lutter contre les rodéos.
Première réaction : les CRS sont pour quelques jours à Dreux : « On sait que dès qu’un car de CRS est garé devant le commissariat de Dreux, il n’y a plus de rodéo dans les quartiers. C’est mécanique, mais ça n’est pas une solution à long terme ».
« Des sanctions immédiates »
Des contrôles systématiques des deux-roues auront donc lieu régulièrement. Des actions mixtes entre les motards de la gendarmerie et de la police seront menées : une façon de montrer la moto sous un autre angle que celui des rodéos.
Ces actions de contrôle ne doivent pas rester sans lendemain pour être efficaces : « Le procureur de la République, associé à cette réflexion, pourra prendre des ordonnances pénales pour que la sanction d’une conduite sans permis, avec une moto volée, sans assurance… soit immédiate ».
Mais, Gérard Morena se plaît à rappeler que pour lutter contre les rodéos, « il faut occuper le terrain, faire un travail de fond ». La police en fera sa part sur le plan répressif mais aussi sur le plan de la prévention avec l’ouverture du Centre de loisirs de Jeunes encadré par des policiers. Il accueillera cet été vingt-cinq jeunes des quartiers de la zone de sécurité prioritaire.

opération anti rodéos à Montbéliard en 2015

Mort d’un jeune en rodéo : un contexte pas tout à fait comme ailleurs à Dreux
(L’Echo Républicain 15/06/2017)
Cegua Sissoko allait avoir 16 ans. Il est mort, mercredi 14 juin, sous les yeux de dizaines de collégiens, après une roue arrière en moto. La figure symbole des rodéos. C’est la troisième victime de mort violente en moins d’un mois.
La cloche vient de sonner, il est midi. Dans les couloirs du collège Curie, c’est l’effervescence, les élèves se dirigent vers la sortie. Et là, stupeur, à une cinquantaine de mètres de l’établissement scolaire, une ambulance, des policiers, un attroupement de jeunes adultes : un engin de rodéo vient encore une fois de tuer, dans un quartier populaire de Dreux.
Cegua Sissoko aurait eu 16 ans en juillet. Il est mort, mercredi 14 juin, à l’hôpital de Dreux, des suites de ses blessures. Une roue arrière, le contrôle de sa moto qui lui échappe et l’engin qui vient heurter un candélabre. Le temps s’est arrêté brutalement pour ce garçon qui habite le quartier des Oriels, avec sa famille.
Difficile de savoir exactement ce qu’il s’est passé, rue du Lièvre-d’Or, mercredi 14 juin, en fin de matinée. Pour les policiers de Dreux et le procureur de la République, Rémi Coutin, on est dans la situation classique d’un accident avec un seul véhicule : « Une enquête en flagrance est ouverte. Il y aura peut-être une autopsie ou un examen du corps. C’est tout ce que l’on peut dire en l’état actuel de l’enquête. »

Depuis les premières heures de l’accident, des témoins évoquent la présence d’une voiture grise : « Le jeune roulait rue du Lièvre-d’Or, en direction de la place des Oriels. Une voiture arrivait à ce moment ». Aucun d’entre eux ne peut dire si la voiture a heurté le motard ou s’il a fait un écart pour l’éviter, perdant le contrôle.
« Sidérés par cette scène »
Voiture ou pas, simple rumeur ou information que l’enquête devra vérifier, le résultat, mercredi 14 juin au soir, est le même : Cegua Sissoko vient allonger la liste des victimes de mort violente dans les cités drouaises.
Un accident de plus, vécu presqu’en direct par les collégiens des Oriels. Un habitant du quartier déplore : « Une quarantaine de gamins se sont attroupés près de l’accident. Il y avait même des écoliers parmi eux. Les autres étaient assis à l’arrêt de bus, sidérés par cette scène ».
Outre la mort d’un garçon de 15 ans et demi qui était scolarisé, il y a encore quelques semaines, au lycée des Métiers Gilbert-Courtois, les collégiens ont vécu l’atmosphère étrange de cet accident.
L’arrivée des secours qui ont du mal à travailler, la police municipale prise à partie et dont la voiture est dégradée.
Le renfort des policiers nationaux pour permettre aux ambulanciers et urgentistes de mener leur mission, tout en veillant à ce que la moto ne se volatilise pas, comme c’est souvent le cas dans ce contexte.
« Difficile de grandir dans cet univers parallèle »
« C’est difficile de grandir et de se construire comme citoyen, dans cet univers parallèle où les règles ne sont pas les mêmes que dans le reste de la ville ».
Certains collégiens connaissaient bien Cegua Sissoko. Ils vont jusqu’à l’hôpital en espérant vaguement qu’on va leur annoncer qu’il est sauvé. Ils restent en retrait des urgences et des gaz lacrymogènes. Un père de famille, qui est allé aux nouvelles, revient vers eux : « Il est mort ! » Le sourire de Halima s’efface : « Il était dans la classe de ma cousine. C’est si triste ! »
Le parking des urgences se vide. La rue du Lièvre-d’Or est déserte. Les Oriels entament une trêve des rodéos le temps d’un deuil. Combien de temps ce silence de mort recouvrira le bruit furieux des moteurs ?

« La police ne peut pas tout, toute seule »
Une compagnie de CRS était venue passer quelques jours à Dreux, il y a trois semaines, à la suite du décès par balles d’un Drouais de 25 ans, lors d’un rodéo. Une venue appréciée par les habitants du quartier : « Pendant quelques jours on avait pu se reposer, dormir, vivre normalement, sans le bruit de moteur des motos et des quads ».
« Il faut un vrai travail de prévention »
Mais le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Morena, explique que cette solution ne peut être que très temporaire et qu’elle ne réglera pas le problème des rodéos :
« Il faut un travail de fond par rapport aux jeunes. Ce phénomène n’est pas propre à Dreux. Je l’ai vécu à Fréjus, par exemple, dans mon ancien poste. Pour endiguer les rodéos, il faut que tout le monde s’y mette. La police ne peut pas tout faire, toute seule : il faut des éducateurs de rue, des médiateurs, ne pas hésiter à décaler les horaires de tous ces intervenants pour les mettre en adéquation avec les horaires des jeunes. Un vrai travail de prévention ».

Pour Gérard Morena, la solution est collective, elle repose sur une prise de conscience de toute une ville : « Les élus, les associations, les imams, les habitants, etc., tout le monde a un rôle à jouer ».

Essonne. Deux accidents lors de rodéos sauvages
LeParisien.fr 21/06/2017 Florian Loisy et Nicolas Goinard
Mardi soir, une fillette a été renversée par un scooter à Ris, et deux jeunes ont été hospitalisés après avoir perdu le contrôle de leur deux-roues à Vigneux-sur-Seine.
Les rodéos sauvages se multiplient dans le département et parfois se terminent mal. Ce mardi vers 19 heures, un homme circulant à scooter sur le plateau de Ris-Orangis a percuté une jeune fille.
Le conducteur était torse nu et sans casque au moment des faits. La victime présente des hématomes au visage, mais n’a été que légèrement blessée. Elle a pu rentrer chez elle, où elle a été prise en charge par ses parents. «
Je vais rencontrer la famille et les exhorter à déposer plainte, annonce le maire (PS) Stéphane Raffalli. S’il le faut nous paierons les frais d’avocat. »
A Vigneux-sur-Seine, ce même soir, deux jeunes sans casque ont perdu le contrôle de leur deux-roues dans le quartier de la Croix-Blanche et ont lourdement chuté devant le Franprix.
Touché à la tête, le conducteur a été transporté à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).
Face à ce phénomène, depuis quelques jours, le commissariat de Draveil a mis en place un système de PV « à la volée » : lorsque les chauffards sont reconnus, l’infraction est relevée, le procès-verbal rédigé puis l’amende envoyée au domicile des contrevenants. « Tous les jours, nous dressons des contraventions » relate une source policière.
Trente-trois deux-roues saisis par la police d’Evry depuis janvier
Le premier édile de Ris-Orangis a lui aussi fait de l’incivilité sur la voie publique une de ses priorités. La police municipale a saisi depuis janvier 2 minimotos, 2 scooters, et un motocross. Et sur le secteur d’Evry, Courcouronnes et Ris, la police nationale a confisqué 33 deux-roues depuis janvier.
Malgré tout, souvent, les forces de l’ordre ne peuvent interpeller les chauffards. « Faute d’effectifs et par peur d’émeutes, nous avons ordre de ne pas intervenir lorsque des riverains nous appellent, peste un représentant du syndicat de police Alliance. Il nous faut absolument davantage d’effectifs pour occuper le terrain. »
Ces deux accidents viennent rallonger une liste déjà longue : le 5 mai, Curtis, 17 ans, a trouvé la mort à Massy en circulant sur un quad et le 3 juin une fillette de 4 ans avait été renversée dans un square à Courcouronnes.

Hauts-de-Seine : le maire de Gennevilliers déclare la guerre aux rodéos
LeParisien.fr 21/06/2017 Olivier Bureau
Pour mettre un terme aux vrombissements de quads et deux-roues qui pourrissent le quotidien l’été venu, la ville dégaine tous azimuts. Jusqu’à appeler à une manif d’habitants ce jeudi.
C’est son nouveau cheval de bataille. Un cheval avec des roues. Le maire (PCF) de Gennevilliers Patrice Leclerc a décidé de s’attaquer aux quads et autres rodéos qui pourrissent le quotidien des habitants. Il appelle les habitants à manifester ce jeudi protester contre les nuisances de ces engins à moteur. Le cortège doit partir des Agnettes à 19 heures, de l’angle des rues du 8-mai-1945 et Roger-Pointard, pour rejoindre la station de tramway du Luth.
Des affichettes aux airs de mobilisation générale ont été distribuées mardi dans les boîtes aux lettres de la ville.
Le sujet fait l’unanimité dans les rues de Gennevilliers. « On a le problème chaque année mais là, c’est pire », grondent Nicole et Claude, un couple aux cheveux argentés. « Ils font des circuits à fond la caisse. On les entend venir des loin et la pétarade se fait de plus en plus forte. Moi, je ne m’y fais pas. C’est gênant et un jour ou l’autre cela va mal se terminer », prédit sombrement Karim, un jeune père. Charlie, 70 ans et figure du quartier des Agnettes, confirme : « la police prend les choses au sérieux mais ils ont tellement peur de l’accident… »

Objectif : que les bailleurs ouvrent leur porte à la police
Tout le monde a en tête l’accident mortel survenu début mai à Antony : Curtis, un adolescent de 17 ans, s’est tué en fuyant un contrôle de police sur un quad. « Nous avons des instructions très claires : surtout ne pas engager des courses-poursuites. On constate les infractions et on interpelle après, résume un policier du secteur. Le but est d’éviter à tout prix un drame comme à Antony. »
C’est pour pouvoir intervenir après coup que Gennevilliers fait appel à la mobilisation des habitants. Objectif : mettre la pression sur les bailleurs. « J’ai besoin de votre implication pour permettre à la police de retrouver les engins à l’origine de ces nuisances. […] Je vous demande de signaler à la police les boxes où ont été repérés les quads et les motos bruyantes », a écrit Patrice Leclerc aux différents bailleurs de la ville le 19 juin.
Plus de 100 PV dressés depuis début juin
Quelques jours plus tôt, le 6 juin, il s’était déjà fendu d’un courrier à Catherine Denis, la procureure de Nanterre, afin de faciliter les procédures. Jusqu’à maintenant, il fallait une plainte déposée par « un usager qui a manqué de se faire percuter » pour que le délit de « risque à autrui » soit constitué. Le maire demande à la magistrate que
« les simples constatations policières sur la conduite dangereuse suffisent ». « Madame la procureure a accepté », claironne l’affiche. Et depuis le début du mois, les agents du commissariat de Gennevilliers ont dressé plus de 100 PV à des pilotes, confisqué et envoyé à la fourrière dix motocross et quads et placé onze personnes en garde à vue.

« Rien qu’avec les infractions au code la route, le contrevenant en est très vite à 500 € d’amende avant même la procédure judiciaire, estime un policier. Le parquet aussi a pris les choses en main en ordonnant que tous ceux qui se livrent à ces occupations soient systématiquement déférés. Après, la sanction prononcée, c’est un autre problème… »
Enfin, dès avril, pour donner plus de latitude aux forces de l’ordre, Patrice Leclerc a réactivé et élargi un arrêté municipal de 2014. La nouvelle version interdit la « circulation des quadricycles à moteur » jusqu’au 6 octobre dans les principales artères des cinq quartiers de la ville. Le périmètre a été quasiment doublé par rapport à 2014. « C’est gênant et dangereux, résume Patrice Leclerc. L’idéal serait de détruire ces engins dès qu’ils sont saisis. Cela en ferait réfléchir certains… »

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