Pierre Lagache, vice-Président de la Ligue: Voitures radars, le dispositif a fait ses preuves à l’étranger

Nous sommes favorables aux voitures radars que nous demandons depuis de longues années. D’une part nous estimons que cela permet de régler la question de l’injustice qui peut exister entre certains conducteurs qui s’organisent pour échapper aux contrôles à l’aide d’application. En cela, les radars mobiles embarqués sont une forme de réponse à ces détecteurs de radars qui empêchent la sécurité routière. D’autre part, si l’on se fie aux observations dans les pays qui ont mis en place ce dispositif, comme l’Angleterre, les résultats sont très positifs. Cela fait une dizaine d’années que nos voisins anglais observent que cela a porté ses fruits et a permis de faire baisser le nombre d’accidents.

Il faut d’ailleurs rappeler que par rapport aux voisins européens, la France est loin d’être dans le peloton de tête en matière de sécurité routière. Il faut dépasser l’idée selon laquelle nous avons atteint un plancher de nombre de morts et de blessés en dessous duquel nous ne parviendrons pas à passer. Un pays comme la France doit se fixer des objectifs parce qu’il est possible, et surtout nécessaires, de mieux faire sur le sujet de la sécurité routière.

Le contrôle de vitesse n’est-il pas le travail des forces de l’ordre, qui peuvent intervenir en cas de danger ?

Les deux dispositifs sont complémentaires. Personne n’a dit que la mise en place des radars mobiles allait se solder par une baisse des interventions des forces de l’ordre. Cela leur permettra surtout d’être présents sur d’autres terrains, comme le contrôle de l’alcoolémie ou de stupéfiants au volant. Il n’y aurait pas de valeur ajoutée à financer un poste de gendarme ou policier pour conduire ces voitures.

Il faut les voir comme des radars fixes, eux non plus ne font pas de prévention et pourtant ils sont bien utiles.

Étant donné que ces voitures sont banalisées et n’émettent pas de flash, sont-elles vraiment dissuasives ?

Bien entendu ! Si on sait que l’on est potentiellement contrôlable à tout moment et partout, cela influe sur le comportement de conduite et c’est bien l’objectif. À l’inverse, le but n’est pas de verbaliser au maximum, mais bien d’accentuer la pression de contrôle. La majorité des conducteurs sont responsables, et pour eux, cela ne changera rien .

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