Vers la fin des radars fixes ?

Journal du Gers 29/12/2018

De tous temps, quelques réfractaires à la limitation de vitesse ont rendu inopérants des radars fixes. Quelques manifestations – elles sont assez nombreuses et variées en France – se sont traduites aussi par des mises hors service avec ou sans dommages pour les appareils : bâchés, déguisés, recouverts de peinture, saccagés, incendiés.

Le mouvement a pris une ampleur considérable avec les manifestations des Gilets Jaunes. Le fait de groupes déterminés ou de quelques quidams désœuvrés, les dommages sont plus graves et qui, cette fois encore, va payer la facture ? Le Gouvernement, c’est à dire vous et moi ! Tous ensemble ! tous ensemble !
Ces dernières semaines sur le bord des routes, nombre de radars sont devenus inoffensifs.

Aujourd’hui les 2/3 des radars jalonnant nos belles routes de France ne seraient pas opérationnels (Aucun organisme ne communique sur ces chiffres). Officiellement, le gouvernement déclare qu’ils seront tous remis en état de fonctionnement. Peut-être mais dans combien de temps et à quel coût ? Problème de logistique ! Problème de pièces détachées ! Et si le mouvement se poursuit ?

Fausse tranquillité pour les automobilistes au pied lourd, il n’existe pas de carte répertoriant les radars en panne, encore moins de ceux réparés. Le coût et le contrecoup de ces opérations pourraient se retourner contre les automobilistes.

Non seulement sur les irresponsables circulant à des vitesses largement excessives, mais sur tous les citoyens en infraction pour quelques kilomètres au dessus de la barre.

Et si d’autres solutions voyaient le jour, moins fragiles, moins coûteuses et plus efficaces encore en matière de répression ?

C’est ce que préconise Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière, en demandant, d’ores et déjà, l’utilisation des budgets destinés à réparer les radars vandalisés pour multiplier les voitures banalisées.« Pour ceux qui ont décidé que la casse était leur mode d’expression, argumente la présidente de la Ligue contre la violence routière, nous demandons que les radars soient remplacés par des voitures banalisées, poursuit-elle. Elles sont beaucoup plus difficiles à détruire et permettront un contrôle permanent sur toutes les routes, quelles qu’elles soient. »

D’autant que point de vue sécurité, rien n’indique que ces radars fixes aient joué un grand rôle dans la baisse de la mortalité routière.

Après une période test, la mise en œuvre à grande échelle des voitures radar banalisées était prévue en 2019. Le conseil pourrait ne pas tomber dans l’oreille d’un sourd. L’automobiliste qui dépassera de quelques petits kilomètres sur une route dégagée avec une parfaite visibilité, les croisera ou les dépassera sans savoir que son infraction a été relevée.

Un système encore plus juteux. Et qui paiera encore plus souvent ? Vous et moi ! Tous ensemble ! Tous ensemble !

Maigre consolation, 92 % des recettes auraient pour destination l’amélioration du réseau routier.

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