Au volant, les femmes moins dangereuses que les hommes

C’est une vérité connue depuis des décennies, les femmes provoquent moins d’accidents graves que les hommes: L’Onisr indique ainsi qu’en 2016, les hommes ont été « responsables de 82 % des accidents mortels, et les femmes de 18 % », toutes catégories de véhicules confondues – y compris les motos. 


Le Monde 05/01/2018

Le gouvernement pourrait annoncer mardi un abaissement de la vitesse à 80 km/h. Les femmes y sont notablement plus favorables.

Comment expliquer que les femmes sont plus favorables que les hommes à la baisse de la vitesse ? Alors que le gouvernement pourrait annoncer, mardi 9 janvier, un abaissement de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes dont les deux voies ne sont pas séparées par une barrière, 54 % des femmes disent être d’accord avec une telle mesure, selon une étude confidentielle, réalisée par l’IFOP pour le Service d’information du gouvernement, les 1er et 2 décembre 2017, auprès de 978 personnes représentatives. Seules 46 % des femmes y sont opposées, alors que chez les hommes, la proportion est inverse (33 % pour et 67 % contre).

« Lorsque les femmes conduisent, elles prennent moins de risques, et respectent mieux les règles que les hommes, elles manifestent notamment moins d’appétence pour la vitesse », indique Jean-Pascal Assailly, chercheur à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux.

En 2016, elles ont commis moins d’infractions liées à la vitesse que les hommes : 2,7 millions, contre 4,8 millions, selon le Bilan statistique des infractions au code de la route et au code des transports, publié mercredi 3 janvier par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr). La vitesse n’était présente que dans 22 % des accidents mortels dont elles étaient responsables, entre septembre 2014 et décembre 2016, au lieu de 33 % chez les hommes.

« Enorme écart »

Les femmes font, en revanche, plus d’erreurs de conduite. En 2016, elles ont totalisé 40 % des infractions liées aux règles de priorité. « Il y a plus de tôle froissée que d’accidents graves chez les femmes », constate M. Assailly.

L’Onisr indique ainsi qu’en 2016, les hommes ont été « responsables de 82 % des accidents mortels, et les femmes de 18 % », toutes catégories de véhicules confondues – y compris les motos. Si l’on s’en tient aux seuls automobilistes

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