Les éthylotests anti-démarrage débarquent dans le Pas-de-Calais à partir de lundi 02/09/2019

La VDN 30/08/2019 Christian Canivez

Alternative à la suspension du permis de conduire déjà testée dans le Nord depuis 2018, le dispositif des éthylotests anti-démarrage se déploie progressivement dans tout le pays. Le préfet du Pas-de-Calais vient de décider sa mise en application lundi dans le Pas-de-Calais.

Des éthylotests-anti-démarrage (EAD), pourquoi ? Le principe est de lutter contre la récidive des conducteurs en état d’alcoolémie tout en évitant « la désocialisation liée au retrait du permis », expliquent les autorités. Sept départements (dont le Nord depuis fin 2016) ont testé le dispositif « avec succès » indique t-on au ministère de l’Intérieur.

Qui est concerné ? Les conducteurs contrôlés avec un taux d’alcool compris entre 0 ,8g et 1,79g/l de sang qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler.

En sont exclus les récidivistes en infractions liées à l’alcool, les conducteurs qui étaient aussi en excès de vitesse ou en infraction aux stupéfiants, les conducteurs titulaires d’un permis affecté d’un délai probatoire, les non-résidents en France, les conducteurs ayant refusé de se soumettre au contrôle d’alcoolémie ou refusé de présenter leur permis, les professionnels du transport (taxis, routiers, ambulanciers etc.).

Comment ça marche ? L’EAD bloque le démarrage du véhicule si le taux d’alcool est positif ou si ce démarrage ne se fait pas dans les 2mn qui ont suivi le résultat du souffle-test. Un nouveau souffle-test est requis dans la demi-heure qui suit. Le système est installé pour une durée qui varie, de 2 à 6 mois, en fonction du taux d’alcool mesuré lors de l’infraction.

Qui paie et installe l’EAD ? Le coût de l’installation de l’EAD est à la charge du conducteur contrevenant. L’éthylotest anti-démarrage coûte à l’achat environ 1300 € auquel il faut ajouter le prix du montage puis du démontage. La location est possible. Dans le Pas-de-Calais, on compte deux installateurs agréés à Vitry-en-Artois et Libercourt. Le Nord en compte sept à Houplines, Dunkerque, Tourcoing, Sin-le-Noble, Bondues et Neuville-Saint-Rémi. Les coordonnées de ces centres sont à trouver sur les sites internet des préfectures.

Dans le Pas-de-Calais, des éthylotests plutôt que des suspensions de permis (L’Avenir de l’Artois 03/09/2019 Antoine Da Silva)

Depuis le 2 septembre, des alternatives à la suspension de permis seront proposées aux automobilistes contrôlés avec un taux d’alcoolémie supérieur au taux légal Après une expérimentation menée en 2018 dans sept départements, cette mesure alternative à la suspension de permis, la mise en place du dispositif d’éthylotest antidémarrage, sera mise en œuvre à compter du 2 septembre dans le département du Pas-de-Calais.

Tous les automobilistes contrôlés avec un taux d’alcoolémie supérieur à celui autorisé ne seront pas concernés par cette mesure. Comme le rappelle la Préfecture du Pas-de-Calais, « le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 9 janvier 2018 a décidé de favoriser l’usage de l’EAD (éthylotest antidémarrage), en donnant la possibilité à un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool compris entre 0,8 g/l et 1,79 g/l de sang. »

Les récidivistes pas concernés
Une mesure qui ne concernera pas les conducteurs ayant eu des antécédents infractionnistes, ni les titulaires d’un permis probatoire et qui ne sera pas envisageable lors d’un cumul d’infractions (vitesse, stupéfiants…).

Un taux inférieur à 1,80g par litre de sang et l’absence de récidive sont donc deux des conditions sine qua non afin d’être sujet à la mise en place de ce dispositif alternatif à la suspension de permis. Pour la préfecture, « l’EAD permet de lutter plus efficacement contre la récidive de conduite en état d’alcoolémie, tout en évitant la désocialisation liée au retrait du permis. »

Pour rappel, ces fameux EAD interdisent le démarrage d’un véhicule si le taux d’alcool du conducteur est positif ou si le démarrage n’a pas eu lieu dans les deux minutes qui suivent le résultat de ce premier souffle. La préfecture précise également que « dès lors que le moteur du véhicule a démarré, l’équipement demande de manière aléatoire (entre 5 et 30 minutes après le démarrage du moteur) un nouveau souffle qui doit lui aussi être réalisé à l’arrêt : le conducteur dispose alors d’un délai de 20 minutes pour effectuer ce nouveau contrôle. » L’installation de ce dispositif incombe à l’auteur de l’infraction. Un éthylotest antidémarrage coûte environ 1 300 euros.

Cette mesure est effective depuis le lundi 2 septembre dans le Pas-de-Calais, département où seuls deux centres sont agréés pour installer ces éthylotests antidémarrage, l’un à Libercourt, l’autre à Vitry-en-Artois. Les listes des installateurs agréés sont disponibles sur les sites internet des préfectures .

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