Pétition sur la pollution Martine Aubry annonce le passage à 70km/h sur le périphérique lillois pour février 2019

Interpellé par une pétition de plus de 5 000 signatures en une semaine, le maire répond par « sa détermination » à « mener ce combat », et en profite pour annoncer le passage à 70km/h sur le périphérique de Lille en février 2019.

Le périphérique routier, et ses colonnes d’automobiles et de poids lourds, est la principale source de pollution atmosphérique lilloise. PHOTO ARCHIVES PIERRE LE MASSON

Les Lillois veulent des actes ? Chiche, répond Martine Aubry. « Oui, la qualité de l’air à Lille est un combat politique et citoyen », écrit le maire, dans une lettre ouverte publiée vendredi sur son compte Twitter. Trois pages au terme desquelles l’édile prend date : « Pour aller plus loin tous ensemble, la ville prendra l’initiative au printemps 2019 d’un débat citoyen sur ce sujet. »

 

Directement interpellée par une pétition approchant les 5 000 signatures en une semaine, l’élue socialiste a donc choisi de donner à sa réponse une portée solennelle, à la hauteur de la candidature de Lille au titre de Capitale verte européenne.

« Il faut décongestionner »

Les tristes chiffres de la pollution lilloise ont connu un retentissement national, la semaine dernière. La circulation automobile en est largement responsable, rappelle Martine Aubry, sur la foi des relevés de pollution aux abords du périphérique. « Il faut décongestionner la ville », martèle l’ancienne ministre, partisane de mesures fortes de l’État : l’interdiction des poids lourds aux heures de pointe, création d’une voie réservée au covoiturage. Elle annonce également une réduction à 70km/h de la vitesse autorisée sur le périphérique en février 2019, « sur le tronçon de l’échangeur du port fluvial sur l’A25 aux boulevards périphériques sud et est ».

L’édile, qui vient de signer la pétition «<UN>L’Affaire du siècle<UN>» visant l’État pour inaction climatique, ne veut pas laisser penser que ses convictions « sociales écologiques » datent d’aujourd’hui. Elle détaille donc l’action de la ville contre la pollution : nouveau plan de circulationcontribution socialiste au débat sur les transports métropolitains, réduction du stationnement de voirie, future généralisation de la zone 30 à toute la ville

Et puis l’urbanisme. Sujet devenu hautement explosif à Lille, et cristallisé par l’aménagement de Saint-Sauveur. La friche ferroviaire n’est pas citée. Mais c’est bien d’elle que parle Martine Aubry en vantant ces villes qui « se déploient sur elles-mêmes en mobilisant les espaces délaissés » plutôt que de « s’étaler en accroissant le trafic routier et donc la pollution de l’air ». Un beau « dilemme » à trancher, collectivement, lors du grand débat du printemps.

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