Trump: auto…dérision

Le locataire de la Maison Blanche a encore réussi à nous consterner avec un raccourci démentiel: 

consommer moins = davantage d’accidents ?!

Le déni du réchauffement climatique, l’autorisation de forages en Arctique, la destruction de l’EPA (Environmental Protection Agency), etc…les décisions anti écologiques se succèdent pour le plus grand profit des lobbys des énergies fossiles, des constructeurs automobiles, etc… Trump et ses amis n’ont pas peur du ridicule mais plus gros est le mensonge, mieux il passe auprès des supporteurs du milliardaire, star de la trash TV.

AutoPlus 03/08/2018
Selon l’administration Trump, réduire la consommation des véhicules augmenterait la mortalité routière.

Aux Etat-Unis, le gouvernement du président Obama avait mis en place pour l’industrie automobile des objectifs de réduction de la consommation des véhicules, et donc de leurs rejets polluants, avec des paliers à atteindre progressivement comme c’est le cas dans l’Union Européenne. L’administration de son successeur Donald Trump vient de faire un pas en arrière en proposant des objectifs bien mois contraignants. La limite fixée pour 2020 (l’équivalent de 7,8L/100km selon les standards américains) n’évoluerait pas avant 2026.

Dans un document de travail consulté par l’agence Associated Press, l’un des arguments avancés pour rendre les normes moins strictes que prévu serait la sécurité routière. On pourrait en effet lire que, si les voitures consommaient moins, les automobilistes les utiliseraient plus, multipliant ainsi le nombre d’accidents avec pour conséquence l’augmentation de la mortalité routière.

Plus de poids = moins de morts ?
Selon ledit document, avec une consommation élevée, les automobilistes américains seraient donc moins enclins à prendre leur voiture et le nombre d’accidents serait réduit. En outre, ils circuleraient dans des véhicules plus récents et donc plus sûrs car ceux-ci coûteraient moins cher à l’achat que s’ils embarquaient des technologies et matériaux modernes permettant de réduire leur consommation de carburant. Cela dit, pas sûr qu’un ralentissement de l’innovation soit bénéfique à l’industrie et l’économie américaine pourtant si chères à Donald Trump.
Un poids élevé serait même avancé comme argument de sécurité en cas de choc. Or, les véhicules les plus récents, faits d’alliages à la fois plus légers et plus résistants à la torsion que leurs prédécesseurs, associés à des zones déformables toujours mieux étudiées et divers systèmes de protection, se montrent meilleurs aux crash-tests. Giorgio Rizzoni, professeur d’ingénierie et directeur du Centre de Recherche Automobile de l’Université de l’Ohio, aurait commenté : « Dire que la sécurité est le résultat direct d’un gel de la directive sur la consommation de carburant pour quelques années, je pense que c’est tiré par les cheveux. » Quant à la mortalité induite par les rejets polluants, elle semble être soigneusement mise de côté.

Trump accuse les normes antipollution de faire des morts sur la route (Le Monde « Amériques » 07/08/2018 Arnaud Leparmentier (New York, correspondant))

Le président américain veut revenir sur le plan de réduction des émissions automobile imposé par Obama et prétend ainsi sauver 1 000 vies par an sur la route.

L’environnement tue ! C’est l’incroyable tour de passe-passe que cherchent à accomplir Donald Trump et son gouvernement pour revenir sur le plan de réduction des émissions automobiles imposé en 2012 par Barack Obama et qui s’étale jusqu’en 2030. L’administration américaine propose de suspendre tout effort pour les futurs modèles des années 2021 à 2026 et prétend ainsi sauver 1 000 vies par an sur la route.

Pour comprendre, il faut consulter la page 102 du rapport conjoint rédigé par le ministère des transports et l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Les nouvelles voitures, si la réglementation Obama était maintenue, coûteraient 2 340 dollars de plus (environ 2 000 euros). Le prix actuel avoisine déjà les 35 000 dollars, un chiffre très élevé qui explique que l’âge moyen du parc automobile américain soit de douze
ans. Or les accidents mortels sont trois fois plus fréquents avec des véhicules de plus de dix-huit ans qu’avec ceux de moins de trois ans. La lutte contre les accidents passe donc par la rénovation du parc et le maintien des voitures à des prix abordables, moins high-tech et donc plus polluantes.

Deuxième argument avancé : ceux qui achèteront des voitures neuves conduiront plus. En effet, celles-ci consommant moins, il sera possible, à budget constant, de parcourir davantage de kilomètres. Le risque de sortie de route sera donc plus grand.

Enfin, les constructeurs, s’ils devaient respecter la règle édictée par Barack Obama, devraient alléger les véhicules, ce qui, dans l’imaginaire de Donald Trump, les rendrait plus dangereux que les vieux véhicules blindés d’acier. La ministre des transports, Elaine Chao, et le patron par intérim de l’EPA, Andrew Wheeler, ont expliqué leur position dans une tribune au Wall Street Journal.

De leur côté, dans le New York Times, Daniel Becker et James Gerstenzang, qui travaillent pour l’association de consommateurs Centre pour la sécurité automobile, n’ont pas manqué…

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